ISO/IEC 17065

Mettre en place ISO/IEC 17065 : la feuille de route d’un organisme de certification de produits

Publié le 9 août 2024
26 min de lecture
Par Équipe éditoriale MQ

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Deux à trois mois pour enregistrer la demande, un à deux ans pour la phase d’information et la visite préliminaire, quatre à six mois jusqu’aux documents définitifs : ainsi commence, selon le Service d’accréditation suisse (SAS), une accréditation initiale. Suivent trois mois au moins pour l’évaluation et six à huit semaines au moins pour la décision. Additionnées, ces fourchettes donnent environ 22 à 38 mois entre l’inscription et la décision, préparation interne non comprise. Le COFRAC fixe ensuite le rythme : un premier cycle de quatre ans au plus, une première surveillance huit mois après la prise d’effet, puis une évaluation tous les douze mois. Au Canada, le Conseil canadien des normes (CCN) applique un cycle de quatre ans avec surveillance annuelle.

Ces dates imposent une contrainte que les listes d’exigences taisent : le travail interne doit être terminé, et avoir déjà fonctionné, avant que la première ne commence à courir. Pour mettre en place ISO 17065, on ordonne donc des livrables plutôt que de recopier la norme dans un manuel. Ce guide suit l’ordre de production d’un organisme de certification de produits, du diagnostic au renouvellement, avec pour chaque étape les acteurs, les documents et la durée publiée. Les clauses citées sont celles de l’ISO/IEC 17065:2012, première et seule édition en vigueur, dont la fiche figure sur le site de l’ISO. Quatre acteurs reviennent partout : la direction, le responsable qualité, le responsable de programme (on dit souvent responsable de schéma) et le mécanisme de préservation de l’impartialité.

Diagnostic et périmètre de certification

La première décision revient à la direction : délimiter ce que l’organisme certifiera. La norme couvre produits, processus et services, sans obliger à offrir les trois ; un processus ou un service s’y lit à la place du produit, sauf disposition contraire. Le domaine de certification (3.10) se construit avec les produits visés, les documents normatifs de référence (7.1.2) et le programme qui organise l’ensemble (7.1.1). Le livrable est une note de périmètre signée, accompagnée de la preuve que l’organisme est une entité juridique, ou une partie définie d’une entité qui répond de toutes ses activités de certification (4.1.1).

Le diagnostic porte ensuite sur les moyens d’évaluation, là où le périmètre rencontre la réalité. Pour chaque produit, le responsable de programme recense les tâches imposées par le programme (essais, inspection, audit du système de management du fabricant, revue documentaire) et désigne qui les réalisera. En interne, ces tâches respectent l’ISO/IEC 17025 pour les essais, l’ISO/IEC 17020 pour l’inspection et l’ISO/IEC 17021 pour l’audit de système de management (6.2.1). Externalisées, elles exigent un prestataire conforme aux mêmes normes, un contrat contraignant, une liste de prestataires approuvés et l’information préalable du client (6.2.2). Une personne externe sous contrat individuel n’est pas une externalisation. Le livrable est une matrice produit par tâche d’évaluation, qui indique en face de chaque ligne la ressource prévue et la norme qu’elle doit satisfaire.

Deux pièges apparaissent dès cette étape. Viser large pour ne pas avoir à revenir alourdit l’instruction du dossier et son coût, alors que la clause 7.3.4 impose de toute façon de refuser une certification pour laquelle la compétence manque. S’appuyer sur les laboratoires du client reste permis, mais la clause 6.2.2.2 exige alors des enregistrements qui justifient la confiance accordée à leurs résultats. Le diagnostic recense enfin les types de produits sans expérience préalable, dont les demandes devront être repérées (7.3.2) et l’acceptation justifiée par un enregistrement (7.3.3).

Gestion de l’impartialité et mécanisme de sauvegarde

L’impartialité se construit avant les procédures, car presque tous les documents suivants y renvoient. L’organisme identifie de façon continue les risques pour son impartialité, qu’ils viennent de ses activités, de ses relations ou de celles de son personnel (4.2.3). Il doit ensuite démontrer comment chaque risque est éliminé ou réduit au minimum, et mettre cette information à la disposition du mécanisme de la clause 5.2 (4.2.4). Le livrable est une analyse des risques pour l’impartialité, tenue par le responsable qualité et nourrie des déclarations du personnel, à côté de l’engagement écrit de la direction (4.2.5). Selon la note 2 de la clause 4.2.3, cette identification n’implique pas d’appréciation au sens de l’ISO 31000 : un tableau qui relie chaque risque à une mesure datée répond au texte.

La clause 4.2.6 vise l’organisme, toute partie de la même entité juridique et les entités sous son contrôle organisationnel. Aucun d’eux ne conçoit, fabrique, installe, distribue ou entretient le produit certifié, ni ne conseille les clients de l’organisme. Un exemple fictif le montre. Un organisme de certification appartient à un groupe dont une autre société vend du conseil en conception de produits. Si cette société relève de la même entité juridique, ou du contrôle organisationnel de l’organisme au sens de la clause 7.6.4, son conseil aux clients de l’organisme est interdit, sans aménagement. Si elle forme une entité juridique distincte, hors de ce contrôle, l’interdiction devient une double obligation : vérifier que ses activités ne compromettent pas l’impartialité (4.2.7), et cloisonner les personnes dans les deux sens, ses salariés ne participant ni à la direction de l’organisme, ni à la revue, ni à la décision (4.2.8). Dans les deux hypothèses, aucune présentation commerciale ne lie l’organisme à cette société ni ne promet grâce à elle une certification plus simple ou moins chère (4.2.9).

Le second livrable, le mécanisme de préservation de l’impartialité ou comité de sauvegarde, demande davantage de temps, car il dépend de personnes extérieures. Il est formellement documenté et représente de façon équilibrée les parties significativement intéressées, sans qu’aucun intérêt ne prédomine (5.2.2). Le personnel de l’organisme y compte pour un seul intérêt, et le mécanisme accède à toute l’information nécessaire. L’organisme identifie et invite lui-même ces parties (5.2.4), et le statut écrit du mécanisme prévoit son droit d’agir seul si la direction ne suit pas son avis (5.2.3). En option A, ses retours entrent obligatoirement dans la revue de direction (8.5.2 c) ; le détail du montage relève de l’article consacré à l’impartialité et au comité de sauvegarde.

Trois erreurs de lecture guettent cette étape. Une analyse des risques rédigée une fois et jamais rouverte contredit l’identification continue de la clause 4.2.3. Un comité peuplé surtout de salariés, ou de clients d’un même secteur, ne garantit pas l’équilibre exigé. Les engagements signés de la clause 6.1.3 (respect des règles, déclaration des liens avec des fournisseurs, révélation des conflits d’intérêts) doivent exister avant que la première personne n’ouvre un dossier. On fixe par écrit le délai de carence de la clause 4.2.10. La note cite deux ans comme durée souvent retenue, à titre d’indication, alors que la clause 7.13.6 impose deux ans pour les réclamations et les appels.

Programme de certification et processus 7.1 à 7.13

Ce que l’usage appelle schéma, la norme l’appelle programme de certification (3.9). La clause 7.1.1 demande d’en exploiter au moins un, couvrant les activités de l’organisme. Soit l’organisme reprend un programme dont le propriétaire est un tiers, autorité ou association professionnelle, soit il écrit le sien et en devient propriétaire (3.11). Dans ce second cas, le responsable de programme fixe les produits couverts, les documents normatifs (7.1.2), les tâches d’évaluation, la surveillance et l’usage de la marque. Les explications sur l’application de ces documents viennent de personnes ou de comités impartiaux et compétents, et restent disponibles sur demande (7.1.3).

On écrit la chaîne des processus dans l’ordre où un dossier client la parcourt. La demande (7.2) recueille les informations exigées par le programme, et sa revue (7.3) vérifie qu’elles suffisent, que le domaine visé est défini et que l’organisme a la compétence requise. L’évaluation (7.4) part d’un plan et finit par des résultats documentés avant toute revue, le client étant informé de chaque non-conformité. La revue (7.5) revient à au moins une personne qui n’a pas participé à l’évaluation, et la décision (7.6) à une personne ou un groupe tout aussi extérieur à celle-ci. La documentation de certification (7.7) porte six mentions, dont une date d’octroi qui ne peut précéder celle de la décision. Le répertoire des produits certifiés (7.8) permet au minimum de confirmer sur demande la validité d’un certificat.

La suite de la chaîne gère la vie du certificat. La surveillance (7.9) devient obligatoire quand le programme l’exige ou qu’une marque est apposée de façon continue. Les modifications du programme sont communiquées et vérifiées (7.10) ; la clause 7.11 encadre réduction, suspension et retrait. Les enregistrements (7.12) prouvent chaque exigence satisfaite, et le processus documenté de réclamations et d’appels (7.13) confie la décision à des personnes non impliquées. Trois documents complètent l’ensemble : l’accord de certification (4.1.2), les règles d’usage des certificats et des marques (4.1.3) et les informations publiques sur les programmes, les tarifs et les recours (4.6).

Les rôles se répartissent simplement. Le responsable de programme écrit le programme et les procédures 7.1 à 7.11, le responsable qualité tient 7.12 et 7.13, et la direction identifie qui détient l’autorité sur les décisions de certification (5.1.3). Un piège coûteux consiste à écrire une séparation de fonctions que l’effectif ne permet pas, alors que deux personnes suffisent par dossier si celle qui évalue ne revoit ni ne décide. Poussée au bout, la lecture inverse voit dans chaque « au moins une personne » un comité à créer, et dote un organisme de quatre salariés de cinq instances chargées de se surveiller mutuellement. La norme demande seulement des personnes différentes aux bons moments, et la trace écrite de cette différence. Ces procédures existent sous forme modifiable dans le kit documentaire ISO/IEC 17065 de Management Qualité. Reste à les ajuster au programme et à l’effectif réels.

Système de management : option A ou option B

L’article 8 ouvre une alternative à trancher avant la première procédure de management. En option A, le système traite sept éléments : documentation générale, maîtrise des documents et des enregistrements, revue de direction, audits internes, actions correctives et préventives (8.2 à 8.8). En option B, un système établi conformément à l’ISO 9001 et capable de démontrer la satisfaction cohérente de l’ISO/IEC 17065 est réputé satisfaire ces sept éléments (8.1.3). La note précise que la certification ISO 9001 n’est pas requise, ce qui épargne à plus d’un organisme de certification l’exercice délicat de se faire certifier par un concurrent. Les articles 4 à 7 restent applicables en entier, quelle que soit l’option.

En option A, la direction documente politiques et objectifs et prouve son engagement (8.2.1 et 8.2.2). Elle nomme un membre de la direction responsable du système et de son compte rendu, rôle souvent confié au responsable qualité (8.2.3). Celui-ci rédige les procédures de maîtrise des documents, avec leurs sept contrôles (8.3.2), puis celles des enregistrements, dont la conservation reste cohérente avec la clause 7.12.3 (8.4). Actions correctives et préventives couvrent sept et cinq étapes, et peuvent tenir dans un seul document (8.7 et 8.8). L’audit interne a lieu normalement au moins tous les douze mois (8.6.3), la revue de direction au moins une fois par an, avec huit éléments d’entrée dont les retours du mécanisme (8.5).

Ces périodicités datent la feuille de route plus sûrement qu’un compte à rebours. On les vérifie sur pièces. Un système qui n’a produit ni audit interne complet ni revue de direction n’a rien à montrer sur les clauses 8.5 et 8.6. Le premier audit couvre donc toute la norme, processus 7.1 à 7.13 compris, sur de vrais dossiers, avec des auditeurs qui n’auditent pas leur propre travail (8.6.4) ; la revue de direction qui suit en exploite les résultats. En option B, l’erreur courante consiste à croire qu’un système ISO 9001 du groupe couvre d’office l’organisme, alors que ses audits et sa revue doivent traiter les exigences propres à la certification. Les conditions exactes des deux options sont détaillées dans l’article consacré aux exigences de la norme ISO/IEC 17065.

Demande d’accréditation et évaluation initiale

La demande ouvre la partie externe du calendrier, celle dont les étapes sont publiées. Le règlement d’accréditation du COFRAC (CERT REF 05, révision 19) enchaîne l’instruction, la recevabilité opérationnelle, l’évaluation, la décision et le suivi des écarts. Ses documents de référence sont accessibles depuis le site du COFRAC. Les frais d’instruction de la section Certifications, applicables depuis le 1er janvier 2026, s’élèvent à 954 euros pour une recevabilité simple. La recevabilité approfondie coûte 1 091 euros multipliés par (1 + 0,25 par domaine technique), soit 1 363,75 euros pour un seul domaine. S’y ajoutent 884 euros par programme analysé, et 217 euros si l’activité est ouverte à l’accréditation depuis moins de deux ans, tous montants hors taxes. Ils ne couvrent que le dépôt : le coût complet d’une accréditation ISO 17065, évaluation et redevance comprises, se calcule à part.

Côté organisme, la direction signe la demande, le responsable qualité constitue le dossier et le responsable de programme présente chaque programme soumis à l’analyse. Avant le dépôt, mieux vaut vérifier que les pièces principales existent, sont approuvées et ont déjà servi, puisque l’évaluation portera sur leur application. La liste de vérification de mise en œuvre ISO/IEC 17065 permet ce contrôle exigence par exigence. Hors option A, ces pièces sont les suivantes, dans l’ordre des clauses :

  • L’accord de certification, juridiquement exécutoire, fixe les obligations minimales du client (4.1.2).
  • La structure organisationnelle est documentée, ligne d’autorité comprise (5.1.2).
  • Un document institue le mécanisme d’impartialité et fixe sa composition (5.2.2).
  • La procédure de gestion des compétences définit critères et autorisations (6.1.2.1).
  • Les enregistrements du personnel couvrent les huit rubriques prévues (6.1.2.2).
  • Chaque personne du processus a signé son engagement (6.1.3).
  • Les prestataires sont qualifiés puis surveillés, et figurent sur une liste approuvée (6.2.2.4).
  • Résultats d’évaluation et recommandations de décision sont documentés pour chaque dossier (7.4.9 et 7.5.2).
  • La documentation de certification comporte ses six mentions (7.7).
  • Les enregistrements suivent une règle de conservation écrite, et le registre des réclamations et des appels est tenu (7.12 et 7.13.1).

La phase suivante concentre la plupart des durées publiées. Selon la chronologie du SAS, la demande et la désignation du responsable d’évaluation prennent deux à trois mois, sans compter l’examen de l’accréditabilité, qui peut durer plusieurs mois. La discussion d’information, le projet de portée, la sélection des experts et la fixation de la visite préliminaire prennent ensuite habituellement un à deux ans. Comptez encore quatre à six mois jusqu’aux documents définitifs, trois mois au moins pour l’évaluation et son rapport, puis six à huit semaines au moins pour la décision. Le règlement du COFRAC prévoit des évaluations d’observation chez les clients de l’organisme, planifiables hors période jusqu’à six mois après le mois de l’évaluation du site principal. Au Canada, l’accréditation initiale peut dépendre d’un audit témoin programmé dans les six mois suivant l’octroi, faute de quoi elle est retirée.

D’où un piège concret : sans activité de certification en cours au moment de l’évaluation, l’organisme n’a rien à faire observer, et le calendrier glisse. Le suivi des écarts, dernière étape du règlement du COFRAC, en tend un second, car chaque écart appelle une réponse argumentée, une correction et sa preuve. La charge de l’accréditeur compte aussi. Selon son rapport d’activité 2025, la section Certifications du COFRAC comptait 205 organismes de certification accrédités et a réalisé 828 évaluations dans l’année, toutes normes confondues. Un dossier recevable dès le premier examen reste le seul moyen dont l’organisme dispose pour tenir son propre calendrier.

Surveillance et renouvellement de l’accréditation

L’octroi fixe un rythme. Au COFRAC, le premier cycle dure quatre ans au plus, avec trois surveillances et une réévaluation ; la première surveillance tombe huit mois après la prise d’effet, les suivantes à douze mois d’intervalle. Les cycles suivants durent cinq ans au plus, avec des évaluations espacées de quinze mois. Une tolérance de trois mois existe, sans que deux évaluations consécutives puissent être séparées de plus de quinze mois. Le SAS pratique une surveillance en règle annuelle et un renouvellement au plus tard après cinq ans ; le CCN, trois années de surveillance à douze mois d’intervalle, puis une réévaluation la quatrième année.

Chaque surveillance vérifie que le système a fonctionné entre deux visites. Le responsable qualité cale l’audit interne et la revue de direction pour que leurs enregistrements précèdent chaque évaluation, et soumet au mécanisme l’analyse des risques mise à jour. Le responsable de programme communique aux clients les modifications du programme et des documents normatifs, puis vérifie leur mise en œuvre (7.10.1). La direction ajuste les ressources, notamment avant une extension de portée, puisqu’au COFRAC chaque nouveau programme donne lieu à une analyse.

Le renouvellement, que le COFRAC appelle réévaluation, clôt chaque cycle et ouvre le suivant. La révision de l’ISO/IEC 17065 est au stade du projet final de norme internationale (FDIS), sans nouvelle édition publiée au 5 octobre 2026. Un organisme qui démarre construit donc son système, et se fait évaluer, sur l’édition de 2012. Les modalités de transition ne seront connues qu’après la publication. Le piège de cette étape tient aux quinze mois : dans les cycles suivants, déjà planifiés à cet intervalle, la tolérance ne laisse aucune place à un report de convenance.

Tableau récapitulatif de la feuille de route

Le tableau reprend la feuille de route étape par étape : clauses, livrables, acteurs et durée publiée. La mention « non publié » signifie qu’aucune source officielle consultée (COFRAC, SAS, CCN) ne donne de durée, ce qui vaut pour toute la préparation interne. Les périodicités de la norme figurent avec les livrables, car elles datent des enregistrements. Les durées du SAS sont des fourchettes habituelles ou des minimums, pas des engagements de délai.

Étape Clauses Livrables nommés Qui Durée publiée
1. Diagnostic et périmètre de certification 1, 3.9, 3.10, 4.1.1, 6.2, 7.1.1, 7.1.2, 7.3.2 Note de périmètre signée (produits, documents normatifs, programmes) ; preuve de responsabilité juridique ; matrice produit par tâche d’évaluation, ressource interne ou externalisée Direction, responsable de programme Non publié
2. Gestion de l’impartialité et mécanisme de sauvegarde 4.2.1 à 4.2.12, 5.1.2, 5.2.1 à 5.2.4, 6.1.3 Analyse des risques pour l’impartialité ; engagement écrit de la direction ; structure organisationnelle documentée ; document constitutif du mécanisme ; engagements signés du personnel ; délai de carence fixé Direction, responsable qualité, mécanisme Non publié
3. Programme de certification et processus 4.1.2, 4.1.3, 4.6, 6.1.2, 6.2.2, 7.1 à 7.13 Programme ; accord de certification ; règles d’usage des marques ; procédures 7.2 à 7.13 ; modèle de documentation de certification ; répertoire ; liste des prestataires approuvés ; registre des réclamations et appels Responsable de programme, responsable qualité, direction (autorité de décision) Non publié
4. Système de management, option A ou B 8.1 à 8.8 Option retenue et justifiée ; politiques et objectifs ; procédures documents et enregistrements ; premier audit interne complet (au moins tous les 12 mois) ; première revue de direction (au moins une fois par an) Direction, responsable qualité Non publié
5. Demande d’accréditation CERT REF 05 (instruction, recevabilité) ; norme 4.6, 7.1.3 Dossier de demande signé ; présentation de chaque programme ; pièces documentaires principales Direction, responsable qualité, responsable de programme SAS : 2 à 3 mois (demande, désignation du responsable d’évaluation), sans l’examen de l’accréditabilité, qui peut durer plusieurs mois ; COFRAC : non publié
6. Évaluation initiale et décision CERT REF 05 (évaluation, décision, suivi des écarts) Réponses aux écarts avec preuves ; dossiers clients disponibles pour l’observation Responsable qualité, responsable de programme, évaluateurs de l’organisme SAS : 1 à 2 ans (information, visite préliminaire), 4 à 6 mois (documents définitifs), 3 mois au moins (évaluation), 6 à 8 semaines au moins (décision) ; COFRAC : évaluations d’observation planifiables hors période jusqu’à 6 mois après le mois de l’évaluation du site principal ; CCN : témoin programmé dans les 6 mois suivant l’octroi
7. Surveillance 4.2.3, 7.10, 7.12, 8.5, 8.6 Audit interne et revue de direction avant chaque visite ; analyse des risques à jour ; modifications du programme communiquées Direction, responsable qualité, responsable de programme, mécanisme COFRAC : S1 à 8 mois puis tous les 12 mois (premier cycle), 15 mois ensuite, jamais plus de 15 mois entre deux évaluations ; SAS : annuelle ; CCN : tous les 12 mois
8. Renouvellement Ensemble de la norme ; 7.12.3 Bilan du cycle ; enregistrements conservés (cycle en cours et précédent, si le programme prévoit une réévaluation complète par cycle) Direction, responsable qualité COFRAC : premier cycle de 4 ans au plus, suivants de 5 ans au plus ; SAS : au plus tard après 5 ans ; CCN : réévaluation la 4e année

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour mettre en place ISO 17065 et obtenir l’accréditation ? ▼
La préparation interne n’a pas de durée publiée : elle dépend du périmètre, des moyens d’évaluation et du système de management existant. Pour l’accréditation elle-même, les fourchettes publiées par le SAS donnent environ 22 à 38 mois entre l’inscription et la décision. Dans tous les cas, l’évaluation initiale suppose un système qui a déjà produit ses enregistrements.
Faut-il être certifié ISO 9001 pour choisir l’option B ? ▼
Non. La note de la clause 8.1.3 précise que la certification ISO 9001 du système n’est pas requise. L’option B exige un système établi conformément à l’ISO 9001 et capable de démontrer la satisfaction cohérente des exigences de l’ISO/IEC 17065. Un certificat détenu par la maison mère ne dispense donc pas de cette démonstration.
Le mécanisme de préservation de l’impartialité peut-il se réduire à une seule personne ? ▼
La norme ne fixe pas de nombre de membres, mais exige une représentation équilibrée des parties significativement intéressées, sans prédominance d’un intérêt (5.2.2). Le personnel de l’organisme y compte pour un seul intérêt, et l’organisme invite lui-même les parties concernées (5.2.4). Une personne seule peut difficilement incarner cet équilibre.
Peut-on déposer la demande d’accréditation avant d’avoir certifié un premier client ? ▼
Les documents consultés ne posent pas cette condition pour le dépôt lui-même. Le COFRAC prévoit toutefois des évaluations d’observation chez les clients de l’organisme, planifiables hors période jusqu’à six mois après le mois de l’évaluation du site principal, et le CCN peut exiger un audit témoin programmé dans les six mois suivant l’octroi. Mieux vaut donc que des dossiers clients complets existent avant la visite.
Que coûte le dépôt d’une demande d’accréditation au COFRAC ? ▼
Pour la section Certifications, les frais d’instruction applicables depuis le 1er janvier 2026 sont de 954 euros hors taxes en recevabilité simple, ou de 1 091 euros multipliés par (1 + 0,25 par domaine technique) en recevabilité approfondie. L’analyse de chaque programme coûte 884 euros hors taxes (CERT REF 07, révision 15). Journées d’évaluation et redevance annuelle se calculent à part.
Qui peut faire la revue et prendre la décision de certification ? ▼
La revue revient à au moins une personne qui n’a pas participé à l’évaluation (7.5.1), la décision à une personne ou à un groupe qui n’y a pas participé non plus (7.6.2). Revue et décision peuvent être confiées en même temps à une même personne, la recommandation écrite n’étant alors pas exigée (7.5.2). Pour un dossier donné, deux personnes distinctes suffisent donc.
La révision en cours d’ISO/IEC 17065 doit-elle retarder la mise en place ? ▼
Rien ne le justifie : la révision est au stade FDIS, et aucune nouvelle édition n’était publiée au 5 octobre 2026. Les évaluations portent sur l’édition de 2012, et les modalités de transition ne seront connues qu’après la publication. Un système construit sur l’édition en vigueur reste la base de toute adaptation.

L’évaluateur retiendra des dates et des signatures

Au terme de l’évaluation initiale, l’évaluateur retiendra moins la rédaction des procédures que la cohérence de leurs dates. Une analyse des risques antérieure aux premiers dossiers, des engagements signés avant la première évaluation, un audit interne complet suivi d’une revue qui l’exploite. Cet enchaînement prouve que le système a fonctionné dans l’ordre que la norme suppose. À l’inverse, une revue de direction sans retour du mécanisme, ou un certificat dont la date d’octroi précède la décision, se repère dès la première lecture. L’évaluateur retiendra aussi les signatures : qui a évalué, qui a revu, qui a décidé, et la preuve que ce ne sont pas les mêmes personnes. Une feuille de route sert à cela : produire chaque preuve au moment où elle doit exister.

Pour aller plus loin

La feuille de route se tient plus facilement avec une documentation déjà rangée dans l’ordre des clauses et une liste de contrôle pour suivre l’avancement.

Kit documentaire ISO/IEC 17065 de Management Qualité : manuel, procédures Word modifiables, enregistrements et formulaires, 93 documents. Pour vérifier l’avancement exigence par exigence avant le dépôt du dossier : Checklist d’implémentation ISO/IEC 17065.

Sources : ISO (ISO/IEC 17065:2012, Évaluation de la conformité, Exigences pour les organismes certifiant les produits, les processus et les services, première édition, ISO/CASCO ; projet de révision, stade FDIS), COFRAC (CERT REF 05, règlement d’accréditation, révision 19 ; CERT REF 07, tarifs, révision 15, applicable au 1er janvier 2026 ; rapport d’activité 2025), SAS (SAS 741, annexe 01, Chronologie d’une accréditation initiale, édition octobre 2021), Conseil canadien des normes (Product, Process and Service Certification Body Accreditation Program, Program Overview, version 4, 2026).

Article fondé sur le texte de l’ISO/IEC 17065:2012 et sur les documents des accréditeurs consultés le 5 octobre 2026. Rédigé le 5 octobre 2026.

À propos de l'auteur
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Équipe de consultants qualité · Management Qualité

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Nous écrivons pour Management Qualité sur deux domaines : la sécurité de l'information et les données (ISO/IEC 27001, ISO/IEC 20000, RGPD, ISO 42001, veille NIS2, DORA, AI Act) et l'accréditation des laboratoires et des organismes d'évaluation de la conformité (ISO/IEC 17020, 17021, 17024, 17025, 17034, 17043, 17065, ISO 15189).

Chaque article s'appuie sur le texte des normes et sur des sources primaires, citées en fin d'article.

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