ISO 9001

Culture de la qualité et comportement éthique dans ISO 9001:2026 : ce que l’auditeur observera sans qu’aucun document soit exigé

Publié le 15 octobre 2026
19 min de lecture
Par Hafsa J.

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En 2027, un auditeur s’arrêterait devant votre poste de conditionnement et poserait à l’opératrice une seule question : « Si une pièce douteuse arrive sur votre table à 16 h 55, qu’est-ce qui se passe ? » Pas « où est la procédure ». Pas « montrez-moi l’enregistrement ». Qu’est-ce qui se passe. Il écouterait la réponse jusqu’au bout. Puis il irait répéter l’exercice auprès du chef d’atelier, et en fin de journée, face au dirigeant.

Voilà la culture qualité ISO 9001 version 2026, vue depuis le terrain. La nouvelle exigence tient en deux alinéas, 5.1.1 i) et 7.3 e), et deux notes, 5.1.1 NOTE 2 et 7.1.4 NOTE. Elle n’impose aucun document. Et c’est précisément ce qui la rend redoutable, parce qu’un fichier Word rédigé la veille de l’audit ne la couvrira jamais.

Dans cet article, je vous donne le texte exact des clauses (sixième édition, septembre 2026), ce qu’un auditeur peut observer sans ouvrir un classeur, la décision à prendre sur un éventuel code de conduite, et mon autodiagnostic en douze questions. Allez, on y va !

L’essentiel en six puces

  • Où c’est écrit : 5.1.1 i) et sa NOTE 2 (la direction promeut), 7.3 e) (le personnel est conscient), 7.1.4 et sa NOTE (l’environnement de travail). L’annexe A éclaire l’intention en A.5.1, A.5.2 et A.7.3, sans rien ajouter.
  • Ce que ça signifie : la NOTE 2 livre quatre marqueurs, « ses valeurs partagées, ses attitudes, ses pratiques et ses actions ». Quatre choses visibles à l’œil nu !
  • Ce qui n’est pas exigé : aucune information documentée. Ni charte, ni code de conduite, ni procédure dédiée. Rien.
  • Ce que l’auditeur fera : parler aux gens, confronter la politique signée aux habitudes réelles, observer votre réaction devant une non-conformité ou une réclamation.
  • Votre décision : ne rien écrire de plus (mon conseil pour la plupart des PME), ou rédiger un code de conduite court si vos clients ou votre secteur l’attendent.
  • L’outil : douze questions classées par clause, en bas de cette page.

Ce que le texte dit, mot pour mot : sept emplacements, zéro document

La norme s’achète sur la fiche ISO 9001:2026 du site de l’ISO ; je l’ai lue dans son édition française, à côté de la 2015. Les expressions culture de la qualité et comportement éthique y figurent à sept endroits : l’avant-propos, trois paragraphes des exigences (5.1.1, 7.1.4, 7.3) et trois de l’annexe A, qui est informative (A.5.1, A.5.2, A.7.3). Je vous cite ceux des exigences, puis ceux de l’annexe. Pour les 68 sous-clauses et tout ce qui bouge ailleurs, le guide des exigences 2026 fait le tour complet.

5.1.1 i) et sa NOTE 2 : la direction promeut

Les engagements de la direction passent de dix alinéas, a) à j) en 2015, à douze, a) à l). Le nouvel alinéa i) demande au dirigeant de démontrer son leadership « en promouvant une culture de la qualité et un comportement éthique ». La NOTE 2 ajoute que ces notions « se reflètent dans ses valeurs partagées, ses attitudes, ses pratiques et ses actions ». Deux autres mouvements dans la liste. Le k) place l’approche par les opportunités à côté de celle par les risques. Et l’alinéa qui ouvrait la liste en 2015, assumer la responsabilité de l’efficacité du système, la ferme désormais en l). Même fond, autre numérotation. Vous aviez travaillé le chapitre 5 en version 2015 (ma page sur le leadership de la direction ISO 9001 le détaille) ? Vous retrouvez tout, plus deux lignes.

7.3 e) : le personnel est conscient

La sensibilisation gagne un alinéa e). Les personnes effectuant un travail sous le contrôle de l’organisme doivent être conscientes « de la culture de la qualité et du comportement éthique de l’organisme ». Retenez le verbe. Conscient. Ni formé, ni signataire. Et notez le périmètre, qui englobe l’intérimaire arrivé lundi.

7.1.4 et sa NOTE : l’environnement peut être influencé

L’organisme doit « déterminer, fournir et pérenniser » l’environnement nécessaire à ses processus ; en 2015, il devait le maintenir (« maintain » dans le texte anglais). Le verbe français change, mais la nouveauté certaine est dans la NOTE, qui cite des facteurs humains et physiques, sociaux comme psychologiques. Puis une phrase nouvelle : « Certains facteurs peuvent être influencés par la culture de la qualité et le comportement éthique de l’organisme. » Une note, donc pas une exigence en soi. Mais elle indique où l’auditeur ira chercher la cohérence, dans l’ambiance de l’atelier.

A.5.1, A.5.2, A.7.3 : l’annexe qui explique sans exiger

L’annexe A est informative ; l’avant-propos la dit révisée « sans introduire d’exigences supplémentaires ». Elle reste précieuse, parce qu’elle dévoile l’intention des rédacteurs. A.5.1 affirme que la direction « joue un rôle clé dans la promotion de la culture de la qualité », qu’un comportement éthique « peut renforcer la confiance » des parties intéressées et « peut avoir un impact sur tous les aspects de la qualité », avec renvoi à l’ISO 10010. A.5.2 précise que la politique qualité « peut refléter sa culture de la qualité et ses attentes en matière de comportement éthique ». Peut. Pas doit ! A.7.3 ajoute que la sensibilisation « peut favoriser l’adoption de comportements alignés sur la politique et les objectifs qualité », et renvoie aux ISO 10010 et ISO 10018.

Et l’information documentée ? J’ai fouillé. Aucune des trois clauses n’en réclame une sur ce sujet ; l’annexe n’en suggère qu’une, facultative, la politique. Aucune des pages concurrentes que j’ai lues ne le dit. C’est pourtant ce qui vous épargne un week-end de rédaction.

Clause 2026 Ce que disait la 2015 Ce que dit la 2026 Nature
5.1.1 Dix alinéas a) à j) ; la responsabilité de l’efficacité du système ouvre la liste Douze alinéas a) à l) ; i) culture de la qualité et comportement éthique ; NOTE 2 sur les quatre marqueurs ; la responsabilité ferme la liste en l) Renforcé
7.3 Quatre alinéas a) à d) Cinq alinéas ; e) conscience de la culture de la qualité et du comportement éthique de l’organisme Renforcé
7.1.4 Déterminer, fournir et maintenir ; NOTE sur les facteurs humains et physiques Déterminer, fournir et pérenniser (nouveau verbe, sans exigence supplémentaire démontrée) ; la NOTE ajoute que certains facteurs peuvent être influencés par la culture et l’éthique Renforcé
A.5.1, A.5.2, A.7.3 Annexe thématique, sans ces notions Rôle clé de la direction ; confiance des parties intéressées ; la politique peut refléter la culture ; renvois ISO 10010 et ISO 10018 Informatif
Information documentée Aucune sur ce sujet Aucune sur ce sujet Inchangé

Culture, éthique : des mots flous ? Pas dans la norme

Spoiler : l’article 3 définit vingt-trois termes, et ni culture de la qualité ni comportement éthique n’en font partie. Alors, flou ? Non. La NOTE 2 de 5.1.1 fait mieux qu’une définition, elle fournit quatre marqueurs observables. En gros, elle vous dit où regarder.

  • Valeurs partagées : ce que les gens affirment spontanément que « la boîte ne ferait jamais ». Partagées, le mot compte. Une valeur affichée par le patron et inconnue à l’atelier n’en est pas une.
  • Attitudes : la réaction devant une pièce douteuse, un délai intenable ou un client mécontent. Ça se devine sur les visages avant d’apparaître dans un rapport.
  • Pratiques : ce qui se fait réellement quand personne ne regarde. Le contrôle effectué, ou simplement coché.
  • Actions : les décisions qui ont coûté quelque chose. Un lot bloqué la veille d’une livraison. Une réclamation remontée au client avant qu’il découvre le problème lui-même.

L’éthique, elle, se repère en négatif. Quatre situations qui m’inquiètent autant qu’elles alertent n’importe quel certificateur : une non-qualité connue et tue ; un contrôleur à qui l’on suggère gentiment de libérer un lot ; des dates de vérification complétées après coup ; une consigne imposée à l’atelier et jamais respectée par ceux qui l’ont rédigée. Aucune ne figure dans un document. Toutes surgissent dans une conversation. Vous êtes toujours avec moi ? Bien.

Ce que l’auditeur observera et ce qu’il demandera

Comment audite-t-on ce qui n’est pas écrit ? Comme on a toujours audité la sensibilisation, en parlant aux gens. La 7.3 e) autorise votre visiteur à interroger n’importe qui travaillant sous votre contrôle ; la 5.1.1 i) l’autorise à questionner la direction sur ce qu’elle promeut. Et la 5.2.2 d), inchangée sur le fond, veut une politique « comprise et appliquée », le pont entre la feuille signée et la pratique quotidienne. Vous me voyez venir ? L’auditeur ne cherchera pas un document. Il traquera des contradictions.

Observer une culture, ça s’apprend, et ce n’est pas la même compétence que lire un dossier (j’ai expliqué pourquoi un responsable qualité ne devient pas lead auditor par ancienneté dans ma tribune sur le métier d’auditeur). Voilà, clause par clause, ce qu’il scrute et ce qui l’alarme.

Clause Ce que l’auditeur observe ou demande Ce qui l’inquiète
5.1.1 i) Entretien avec le dirigeant : « Qu’avez-vous décidé cette année qui a coûté de l’argent au nom de la qualité ? » ; présence de la direction aux revues et au traitement des non-conformités Un dirigeant qui délègue la réponse au responsable qualité ; un discours sur la qualité sans une seule décision à citer
5.1.1 NOTE 2 Cohérence entre ce que dit la direction et ce que décrit l’atelier : le même mot revient-il aux deux étages ? Deux récits différents de la même règle ; des valeurs affichées que personne ne cite
5.2.2 d) et A.5.2 Lecture de la politique signée, puis questions à trois personnes sur ce qu’elle change pour elles Une politique qui parle d’excellence pendant que les contrôles finaux sautent en fin de mois
7.3 e) Question à un opérateur, à un intérimaire, à un sous-traitant présent : « Que fait-on ici d’une pièce douteuse ? Et si votre chef vous dit de la passer quand même ? » « Je ne sais pas » ; « on fait ce qu’on nous dit » ; une réponse différente par équipe
7.1.4 NOTE Ambiance observée pendant la visite : ton des échanges, charge visible, façon dont une erreur est signalée devant lui Une erreur cachée à son passage ; un contrôleur qui regarde son chef avant de répondre
8.7 et 10.2 Un dossier de non-conformité récent et le récit oral de ce qui s’est passé, par celui qui l’a vécu Un enregistrement propre et un récit qui ne colle pas ; aucune non-conformité ouverte depuis des mois dans un atelier qui tourne
9.1.2 NOTE et 10.2.1 NOTE Le traitement d’une réclamation client de bout en bout : qui a prévenu le client, et quand Une réclamation « résolue » dont le client n’a jamais eu de nouvelles ; des réclamations absentes de l’analyse

Ce que ce tableau vous dit : les preuves existent déjà chez vous, orales et comportementales. Trois personnes de niveaux différents capables de raconter la même non-conformité, une décision du patron qui a privilégié la qualité sur le délai, un intérimaire qui sait à qui signaler un doute dès sa première semaine. Rien à rédiger. Tout à vérifier.

Votre décision : ne rien écrire de plus, ou un code de conduite ?

Attention, c’est là que ça se corse. Parce qu’on va vous vendre la tentation. Alors oui, sur le papier, une charte éthique paraphée par tout le personnel, ça fait rêver. L’auditeur ouvre le classeur, tout le monde a signé, affaire classée ? Non ! Il n’a rien demandé de tel, et une signature n’est ni une attitude ni une pratique. Ma position tient en deux cas.

Cas 1 : vous ne documentez rien de plus (mon conseil pour la majorité des PME)

Vous reprenez votre politique qualité, déjà documentée au titre de 5.2.2 a). Vous y ajoutez une phrase, deux au plus, sur ce que le dirigeant attend : signaler plutôt que cacher, bloquer plutôt que livrer dans le doute. A.5.2 le permet noir sur blanc. Vous glissez le sujet dans la sensibilisation existante, l’accueil des nouveaux ou le quart d’heure qualité, sans nouveau support. Et vous préparez la direction à répondre, pas à lire. Coût : une réunion. Promis.

Cas 2 : vous écrivez un code de conduite court

Utile quand un client l’impose dans son cahier des charges, quand votre secteur a ses attentes propres (sous-traitance réglementée, achats publics, groupe qui vous audite déjà là-dessus), ou quand un incident vous a appris où tracer la ligne. Dans ce cas, deux pages au maximum, écrites avec les gens de l’atelier, avec un canal clair pour signaler un doute. Contre-productif quand il remplace la conversation : le document existe, donc le sujet est traité, donc on n’en parle plus. L’auditeur, lui, en parlera. Pour comprendre le texte avant d’écrire, nos formations en ligne (69 euros) couvrent l’édition 2026, culture comprise.

Les erreurs à éviter

Cinq erreurs que je vois venir, dans cet ordre.

  • La charte éthique de douze pages. Personne ne la lit, l’auditeur le vérifie en une question, et vous venez de créer une preuve contre vous.
  • La « culture » réduite à un affichage. Un poster « La qualité, c’est l’affaire de tous » au-dessus de la machine à café n’est ni une valeur partagée ni une pratique. C’est de la peinture !
  • La réponse apprise par cœur. Si vos douze opérateurs récitent la même phrase, l’auditeur comprend qu’on les a briefés la veille. Et il creuse.
  • La sanction du messager. Le jour où l’opérateur qui a signalé une non-conformité se fait reprendre pour le retard qu’elle a causé, votre culture change de sens. Tout l’atelier l’a vu.
  • Le document écrit pour l’audit. Un code de conduite rédigé en septembre pour un audit en octobre porte la date qu’il porte. Les auditeurs lisent les dates.

(Petite digression : la culture de la qualité n’a rien à voir avec la culture du café, même si, dans bien des PME, les deux se jugent au même endroit, devant la machine du couloir, à 8 h 05. Fin de la digression.)

Bref, ai-je encore besoin de vous convaincre que la bonne réponse est rarement un document de plus ?

Ce qu’on ne vous demande pas

Ce que la norme n’exige pas dans ce chapitre, je vous le liste. Lisez bien, chaque ligne vaut un devis que vous n’aurez pas à signer !

  • Aucune information documentée sur la culture ou l’éthique : absent du texte.
  • Aucune charte, aucun code de conduite, aucune procédure : la seule piste documentaire est la politique, qui « peut » refléter ces attentes (A.5.2).
  • Aucune formation obligatoire : 7.3 demande une conscience, 7.2 des compétences, et aucune des deux n’impose un module « éthique ».
  • Aucune enquête de climat, aucun baromètre, aucun indicateur de culture.
  • Aucun achat d’ISO 10010 ou d’ISO 10018 : citées dans l’annexe informative, comme lignes directrices.
  • Aucun comité d’éthique, aucun référent : la 5.3 attribue des rôles, elle n’en crée pas un pour la culture.

Ce que l’édition 2026 change ailleurs, et quand votre audit de transition arrivera, c’est dans le guide de la transition 2026. Et pour auditer vous-même ces clauses en interne avant la venue de l’organisme, la grille d’audit interne détaille comment questionner 5.1.1 i) et 7.3 e) sans document.

Foire aux questions

La norme exige-t-elle un document sur la culture de la qualité ? ▼
Non. Les trois clauses concernées (5.1.1 i), 7.3 e), 7.1.4 et sa NOTE) ne demandent aucune information documentée ; j’ai vérifié dans le texte publié. La seule piste documentaire se trouve dans l’annexe A, informative : la politique qualité « peut refléter » ces attentes.
Un code de conduite ou une charte éthique est-il obligatoire ? ▼
Non. Rien dans ISO 9001:2026 ne l’impose. Vous pouvez en rédiger un si un client, votre secteur ou votre propre histoire le justifie ; dans ce cas, faites court et écrivez-le avec les équipes. Sinon, une phrase dans la politique qualité suffit, comme le permet A.5.2.
Comment un auditeur peut-il auditer quelque chose qui n’est pas écrit ? ▼
Comme il audite la sensibilisation depuis 2015, par des entretiens. Il interroge un opérateur sur une pièce douteuse, le dirigeant sur une décision qui a coûté de l’argent au nom de la qualité, puis compare les deux récits avec la politique signée et un dossier de non-conformité récent. Il cherche des contradictions, pas un classeur.
Qui doit être « conscient » au titre de 7.3 e) ? ▼
Toutes les personnes effectuant un travail sous le contrôle de l’organisme : vos salariés, mais aussi l’intérimaire arrivé lundi et le sous-traitant présent sur votre site. L’auditeur choisit qui il veut, et il choisit rarement le responsable qualité.
Et si un salarié répond mal pendant l’entretien ? ▼
Une réponse isolée n’est pas une preuve. L’auditeur croise plusieurs entretiens, l’observation de l’atelier et vos enregistrements avant de conclure, selon son appréciation. Vous, assurez-vous que l’atelier et la direction racontent la même histoire. Si les deux divergent, le problème n’est pas l’entretien.
Quand serai-je audité sur ces clauses ? ▼
À votre audit de transition vers l’édition 2026, couplé à une surveillance ou à un renouvellement, et au plus tard avant le 30 septembre 2029, fin de validité des certificats 2015. D’ici là, posez les questions du tableau ci-dessus à trois personnes de votre organisme. C’est gratuit, et c’est instructif !

Faites l’autodiagnostic : douze questions, un marqueur à la fois

Douze questions, oui ou non, classées par marqueur : ce que la direction promeut (5.1.1 i) et NOTE 2, A.5.1), ce dont le personnel est conscient (7.3 e)), l’environnement réellement fourni (7.1.4 et sa NOTE). Chaque question renvoie à la clause qui la fonde ; le compteur et la carte de lecture bougent quand vous cochez. Cerise sur le gâteau, aucune case ne réclame un document, parce qu’aucune clause ne le fait. Répondez comme répondrait votre atelier, pas votre plaquette !

Autodiagnostic culture de la qualité et comportement éthique
12 questions fondées sur 5.1.1 i) et sa NOTE 2, 7.3 e), 7.1.4 et sa NOTE, et A.5.1 de l'ISO 9001:2026
Cochez la case de chaque question à laquelle vous répondez oui sans hésiter ; une case non cochée vaut non. Le compteur de oui et la carte de résultat, en bas de l'outil, se mettent à jour automatiquement. Chaque question renvoie à la clause ou à la note qui la fonde. Aucune de ces clauses n'exige d'information documentée : les questions portent sur des pratiques observables, pas sur des documents.
Ce que la direction promeut (5.1.1 i), NOTE 2 ; A.5.1)
Ce dont le personnel est conscient (7.3 e))
L'environnement pour la mise en œuvre des processus (7.1.4 et NOTE)
Votre résultat
Cochez les cases : le résultat s'affiche automatiquement.

Une seule carte s'affiche : celle de votre tranche, formulée en conseils. Aucune n'est un verdict d'audit.

0 à 4 oui
Peu de ces pratiques sont en place.

Les trois clauses concernées (5.1.1 i), 7.3 e), 7.1.4) n'exigent aucune information documentée : il ne s'agit donc pas d'écrire une charte, mais de rendre des pratiques visibles. Commencez par la direction : c'est à elle de promouvoir la culture de la qualité et le comportement éthique (5.1.1 i)), qui se reflètent dans les valeurs partagées, les attitudes, les pratiques et les actions de l'organisme (5.1.1 NOTE 2). Intégrez ensuite la culture de la qualité et le comportement éthique à la sensibilisation déjà en place (7.3 e)), sans créer de nouveau support obligatoire.

5 à 8 oui
Une partie de ces pratiques est en place.

Reprenez les questions sans réponse positive, groupe par groupe : ce que la direction promeut, ce dont le personnel est conscient, l'environnement réellement fourni (7.1.4 et sa NOTE, selon laquelle certains facteurs de l'environnement peuvent être influencés par la culture de la qualité et le comportement éthique). Rappel : aucune de ces clauses n'impose d'information documentée ; ce que vous montrez relève des pratiques, des attitudes et des actions (5.1.1 NOTE 2), non d'un document supplémentaire.

9 à 12 oui
L'essentiel de ces pratiques est en place.

Vérifiez la cohérence entre les trois niveaux : ce que la direction promeut (5.1.1 i)), ce dont le personnel est conscient (7.3 e)) et l'environnement fourni (7.1.4). Ces clauses n'exigent aucune information documentée ; si vous choisissez d'en produire, par exemple en faisant refléter la culture de la qualité et les attentes éthiques dans la politique qualité comme le permet A.5.2, c'est un choix de l'organisme, pas une exigence. La façon dont un auditeur appréciera ces pratiques dépend de ses observations et de ses échanges sur place, pas de ce compteur.

L'Annexe A de la norme est informative : A.5.1 éclaire l'intention de 5.1.1 sans ajouter d'exigence. Les seules exigences mobilisées ici sont 5.1.1 i), 7.3 e) et 7.1.4.

Disclaimer : cet outil est conçu comme un support d'aide à la décision, et non comme un substitut à un accompagnement personnalisé. Il est fondé sur le texte de l'ISO 9001:2026 (sixième édition, 2026-09). Les résultats dépendent de la précision de vos réponses, ne constituent pas un avis professionnel et ne préjugent pas du résultat d'un audit. Vos cases cochées ne sont ni enregistrées ni transmises.

Je pense qu’à présent, vous savez ce que la norme dit sur la culture de la qualité, ce que l’auditeur en fera, et ce que vous n’avez pas à écrire. La prochaine fois qu’on vous proposera une charte en douze pages, vous saurez quoi répondre. À bientôt !

Pour aller plus loin

La culture de la qualité se prépare en parlant aux équipes, pas en rédigeant. Ce qui s’apprend, c’est le texte de la norme ; ce qui se documente, c’est le reste du système.

Formations en ligne Management Qualité : les exigences d’ISO 9001:2026 expliquées clause par clause, culture de la qualité et comportement éthique compris, 69 euros. Pour la documentation que la norme exige réellement (politique, objectifs, procédures, enregistrements) : Kit documentaire ISO 9001, manuel et procédures Word modifiables, édition 2026.

Sources : ISO (ISO 9001:2026, Systèmes de management de la qualité, Exigences, sixième édition, 2026-09 ; texte lu dans l’édition française : 5.1.1 i) et NOTE 2, 7.3 e), 7.1.4 et NOTE, 5.2.2, A.5.1, A.5.2, A.7.3, avant-propos), ISO 9001:2015 (cinquième édition, pour la comparaison des alinéas 5.1.1, 7.3 et 7.1.4). Les situations décrites dans le tableau et les listes sont des exemples types, pas des cas réels.

Article fondé sur le texte publié en septembre 2026. Rédigé le 5 octobre 2026.

Récapitulatif : Culture qualité et éthique ISO 9001:2026, la grille d'écoute de l'auditeur
Fiche récap gratuite

Culture qualité et éthique ISO 9001:2026, la grille d'écoute de l'auditeur

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À propos de l'auteur
Fondatrice de managementqualite.com

Bonjour, je suis Hafsa. Depuis douze ans, je travaille à rendre les normes ISO moins intimidantes et plus accessibles à tout le monde. ISO 9001, ISO 22000 ou la norme cosmétique ISO 22716 : j'ai passé ma carrière à transformer un jargon complexe en étapes claires et actionnables, que les entreprises peuvent réellement utiliser.

Je ne me présente pas comme une experte, je préfère le mot passionnée, parce que j'aime sincèrement ce que je fais. Aider des équipes à s'approprier la sécurité des aliments et les systèmes de management de la qualité d'une manière simple, pratique et même agréable, c'est ce qui me motive.

Quand je n'écris pas sur les normes, vous me trouverez probablement au piano, en train d'échanger avec des gens, ou plongée dans mon prochain grand projet.

Ingénieure spécialisée dans les industries agroalimentaires, titulaire d'un Master en management QHSE et forte de plus de douze ans d'expérience comme responsable qualité, j'ai accompagné plus de quinze entreprises dans la mise en place d'ISO 9001, ISO 22000, ISO 22716, des BPF et d'autres référentiels. Mes clients : producteurs agroalimentaires, fabricants de cosmétiques, laboratoires et sociétés de services. Je crois que les systèmes qualité doivent être simples, utiles et efficaces.

Je suis aussi la fondatrice de QSE Academy, la version anglophone de cette démarche, qui accompagne plus de 600 clients dans 78 pays.

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