ISO 9001

ISO 9001 version 2026 : ce qui change clause par clause et le calendrier de transition jusqu’en 2029

Publié le 6 octobre 2026
31 min de lecture
Par Hafsa J.

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Tapez « ISO 9001 version 2026 » dans un moteur de recherche. La moitié des pages que vous obtenez parlent encore d’un projet : « publication prévue en octobre », « ce que le DIS laisse entrevoir », « premiers certificats estimés ». Le texte, lui, est publié depuis le 16 septembre 2026. Je l’ai lu en entier, clause par clause, à côté de la version 2015. Et je vous propose autre chose qu’un résumé des « cinq grandes nouveautés ».

Cet article est une page de référence, pas une opinion (mon opinion sur la transition, vous la trouverez dans ma tribune du 24 septembre). Vous y trouverez le delta structurel exact entre les deux éditions, les alinéas qui changent vraiment, les cinq dates du document de transition publié par Global ACI avec ce qu’elles signifient pour vous, un tableau de décision selon la place de votre prochain audit dans le cycle, et une liste de ce que la norme n’exige pas. Cette dernière partie, croyez-moi, va vous faire économiser de l’argent.

Vous êtes responsable qualité, dirigeant de PME ou consultant ? Allez, on y va ! Tout ce qui suit s’appuie sur le texte publié et sur le document Global ACI-TECH-3-TR 2029-09-30 (M). Quand une information vient d’ailleurs, je le dis. Promis.

L’essentiel en trente secondes

  • Publiée : sixième édition, datée 2026-09, publication le 16 septembre 2026. Elle annule et remplace la 2015 et intègre l’amendement climat de 2024.
  • Structure : les articles 4 à 10 restent, les sept principes aussi. 68 sous-clauses titrées contre 66 en 2015. Une clause nouvelle (6.1.3, les opportunités), une clause fusionnée (10.3 dans 10.1), une annexe supprimée (B), une annexe réécrite (A), 23 termes définis dans l’article 3.
  • Fond : culture de la qualité et comportement éthique entrent dans les exigences ; risques et opportunités sont traités séparément ; la planification des changements passe de 4 à 7 points ; le contexte doit dire si des enjeux viennent des changements climatiques ; la revue de direction gagne une entrée sur les parties intéressées.
  • Ce qu’elle n’exige pas : aucun nouveau document obligatoire, aucune politique IA (le mot n’y est pas), aucun plan de continuité formel, aucune méthode formelle de management du risque.
  • Calendrier : fin de validité des certificats 2015 le 30 septembre 2029 ; plus aucune certification initiale en 2015 à partir du 31 mars 2028 ; organismes certificateurs accrédités pour la 2026 au fil de 2027, décisions au plus tard le 30 septembre 2027.
  • Ce que vous décidez : la version de votre prochain audit, le moment de la transition dans votre cycle, et ce que vous modifiez réellement dans votre système (peu de choses, bien choisies).

Ce qui ne change pas, et c’est l’essentiel

Commençons par rassurer, parce que c’est vrai. L’ossature de la norme ne bouge pas : contexte (4), leadership (5), planification (6), support (7), réalisation des activités opérationnelles (8), évaluation des performances (9), amélioration (10). Les sept principes de management de la qualité de l’introduction sont les mêmes ; le septième s’appelle désormais « management des relations avec les parties intéressées », ce qui dit la même chose en plus large.

Le cycle PDCA reste le moteur, l’approche processus reste le cadre, et l’approche par les risques reste présente. La nuance, nous la verrons plus bas : elle devient « approche par les risques et approche par les opportunités », avec deux clauses au lieu d’une. Mais l’esprit est inchangé. Le document de transition de Global ACI qualifie lui-même l’impact des changements de « minimal ». Minimal ? Je ne dirais pas ça. Je dirais ciblé. Et ciblé, ça se prépare !

Autre point stable : l’annexe A, réécrite de fond en comble, « ne fournit pas de recommandations relatives à la mise en œuvre » et n’introduit aucune exigence supplémentaire. Elle explique. C’est son seul rôle, et c’est écrit noir sur blanc dans l’avant-propos. Tout ce que vous lirez sur « les nouvelles exigences de l’annexe A » est donc faux par construction.

Vous êtes toujours avec moi ? Bien ! Parce que maintenant, on entre dans le texte. Mon texte, mes marque-pages, mes deux PDF ouverts côte à côte.

Le delta structurel : 68 sous-clauses, une nouvelle, deux disparues

J’ai posé les deux sommaires côte à côte. Résultat : 68 sous-clauses titrées dans l’édition 2026 (27 de niveau x.y et 41 de niveau x.y.z) contre 66 dans la 2015. Le mouvement se résume ainsi :

  • Une clause nouvelle : 6.1.3 « Actions destinées à répondre aux opportunités ». Les opportunités sortent de 6.1.2, qui ne traite plus que les risques.
  • Quatre titres ajoutés : 6.1.1 et 6.1.2 (qui n’étaient pas titrées en 2015), 9.2.1 « Généralités » et 9.2.2 « Programme d’audit interne ».
  • Une clause fusionnée : 10.3 « Amélioration continue » disparaît comme numéro ; son contenu rejoint 10.1, désormais intitulée « Amélioration continue ».
  • Deux sections supprimées : 0.3.3 « Risk-based thinking » dans l’introduction (le contenu part dans l’annexe A.6.1) et l’annexe B (références aux autres normes du TC 176, désormais en notes de l’annexe A).
  • Deux titres retirés : 5.2.1 et 5.2.2 ne sont plus titrés, la clause 5.2 s’appelle « Politique qualité ».
  • Quatre renommages : 4.4 « Système de management de la qualité », 5.2 « Politique qualité », 7.1.2 « Ressources humaines », 7.5.2 « Création et mise à jour des informations documentées ».
  • Un article 3 qui existe enfin : 23 termes définis (parmi eux partie intéressée, risque, information documentée), là où la 2015 renvoyait entièrement à l’ISO 9000.

À quoi ça sert, ce décompte ? À savoir ce que vous devez renuméroter dans votre système. Si votre tableau de correspondance clause par clause date de 2015, il a cinq lignes à corriger. Pas cinquante. Cinq ! Attention tout de même : les concurrents que j’ai lus se contredisent sur ces chiffres, « une vingtaine » de définitions ici, « 12 pages » ou « 15 pages » d’annexe là. Je vous donne ceux du texte.

Ce qui change clause par clause, alinéa par alinéa

La partie que personne n’écrit. Pas les thèmes, les alinéas. Je garde le numéro de clause de la 2026 et je dis ce qui bouge par rapport au texte 2015. Le reste des 68 sous-clauses ? Reformulé ou inchangé. La liste complète figure dans l’outil de fin d’article.

Article 4 : le contexte doit parler du climat et dire ce que le système prend en charge

La clause 4.1 ajoute une phrase que vous connaissez déjà si vous avez appliqué l’amendement de 2024 : « L’organisme doit déterminer si de tels enjeux découlent des changements climatiques. » Elle est désormais dans le texte principal, pas dans un amendement séparé. Les notes de 4.1 s’allongent : enjeux « politiques » et « environnementaux » côté externe, « orientation stratégique » et « ressources » côté interne.

La vraie nouveauté est en 4.2 c) : après avoir listé les parties intéressées et leurs exigences, vous devez déterminer lesquelles de ces exigences seront traitées par le système de management de la qualité. Autrement dit : trier. Enfin ! Un tableau des parties intéressées qui aligne quarante exigences sans dire lesquelles le SMQ prend en charge ne répond plus à la clause. J’en ai vu beaucoup, de ces tableaux. Une note rappelle que ces parties peuvent avoir des exigences relatives aux changements climatiques.

Article 5 : culture, éthique, et une direction qui garantit la continuité

La liste des engagements de la direction (5.1.1) passe de dix à douze alinéas. Le nouveau i) demande à la direction de démontrer son leadership « en promouvant une culture de la qualité et un comportement éthique » ; la note 2 précise que ces notions « se reflètent dans ses valeurs partagées, ses attitudes, ses pratiques et ses actions ». Le k) ajoute l’approche par les opportunités à côté de l’approche par les risques. Et l’alinéa « assumer la responsabilité de l’efficacité du système », qui ouvrait la liste en 2015, la ferme en 2026 (alinéa l). Même contenu, autre ordre.

La politique qualité (5.2.1) gagne un alinéa e) : elle prend en compte le contexte et soutient l’orientation stratégique. Rien de neuf sur le fond, c’était dans le a) de 2015. Les rôles (5.3) gagnent un f) : s’assurer de la continuité et du maintien du système, y compris lorsque des changements sont planifiés et mis en œuvre. En 2015, on parlait d’« intégrité » du système. La continuité, c’est plus exigeant : quelqu’un doit être désigné pour que le système ne s’arrête pas pendant une réorganisation.

Article 6 : la clause qui change le plus

Si vous ne devez relire qu’un article, c’est celui-là. Je le dis à tous mes clients. La 6.1.2 ne traite plus que les risques et change de verbes : « L’organisme doit déterminer, analyser et évaluer les risques ». En 2015, il fallait « planifier des actions ». Analyser et évaluer, c’est demander une appréciation, pas seulement une liste. La proportionnalité change aussi : les actions sont proportionnées à l’impact potentiel des risques « sur les résultats attendus du système », et non plus seulement sur la conformité des produits et services. Une note nouvelle cite les risques liés à la capacité de fournir des produits conformes « pendant et après une perturbation ».

La 6.1.3, nouvelle, fait la même chose pour les opportunités : déterminer, analyser, évaluer, planifier des actions « appropriées au contexte de l’organisme ». Sa note donne des exemples : nouvelles pratiques, nouveaux produits ou services, partenariats, exploitation de technologies émergentes. Vous me voyez venir ? C’est la seule fois où « technologies émergentes » apparaît dans le corps des exigences, et c’est dans une note.

La 6.3 sur la planification des changements passe de quatre points (a à d) à sept points (a à g) : l’objectif et ses conséquences ; l’impact potentiel sur la continuité et le maintien du système ; les ressources et les informations ; les responsabilités et autorités ; la communication des changements ; la manière dont leur efficacité sera surveillée et évaluée ; la manière dont leurs résultats seront examinés. Trois ajouts nets : communication, surveillance, examen. Un renforcement : la continuité. Les objectifs qualité, en 6.2.1, intègrent dans leur liste l’alinéa g) : être disponibles sous forme d’informations documentées. C’était déjà exigé, en phrase séparée. Rien de neuf, donc !

Article 7 : connaissances, environnement, sensibilisation

La 7.1.6 élargit la finalité des connaissances organisationnelles : elles servent « à la mise en œuvre de ses processus et à l’atteinte des résultats attendus », pas seulement à la conformité des produits. Les verbes changent : les connaissances doivent être conservées, appliquées et partagées (2015 : tenues à jour et mises à disposition). La note cite quatre sources dont « les systèmes numériques » : unique occurrence du mot « numérique » dans les 52 pages.

La 7.1.4 demande de « déterminer, fournir et pérenniser » l’environnement pour la mise en œuvre des processus, et sa note ajoute que certains facteurs « peuvent être influencés par la culture de la qualité et le comportement éthique ». La 7.3 ajoute un alinéa e) : le personnel doit être conscient « de la culture de la qualité et du comportement éthique de l’organisme ». C’est là que l’auditeur viendra chercher la culture : dans ce que les gens savent dire, pas dans un document.

Article 8 : des reformulations, une exigence de communication client

L’article 8 est le plus stable. La 8.2.1 e) remplace les « actions d’urgence » de 2015 par la fourniture d’informations relatives aux mesures d’urgence, « y compris d’éventuelles perturbations dans la fourniture de produits ou services » ; une note liste les canaux (réunions, e-mails, site Internet, réseaux sociaux, FAQ, formations). La 8.4.3 d) étend les interactions des prestataires externes aux clients et aux autres parties intéressées pertinentes, et le f) autorise les vérifications « dans les locaux des prestataires externes ou ailleurs ». La conception (8.3) gagne deux notes sur l’approche itérative et les éléments d’entrée évolutifs. Le reste : identique.

Article 9 : la revue de direction regarde les parties intéressées

La 9.1.2 se simplifie : « L’organisme doit surveiller la satisfaction du client », avec les réclamations et les réseaux sociaux ajoutés aux sources possibles. La 9.1.3 sépare l’évaluation des actions face aux risques (e) et face aux opportunités (f). La 9.2.2 déplace le programme d’audit dans le chapeau et renvoie à l’ISO 19011 ; je détaille ce que cela change pour votre audit interne dans un article dédié de ce dossier.

La 9.3.2, elle, mérite votre attention : un nouvel alinéa c) impose comme élément d’entrée « les changements dans les besoins et attentes des parties intéressées pertinentes ». Les tendances (alinéa d) commencent désormais par les non-conformités et actions correctives, avant la satisfaction client. Et les alinéas g) et h) séparent risques et opportunités. Si votre ordre du jour de revue de direction est un gabarit de 2016, il lui manque une ligne. Une seule. Promis !

Article 10 et annexe A

La 10.1 absorbe l’ancienne 10.3 : l’organisme « doit traiter ces opportunités dans le cadre de l’amélioration continue », avec un alinéa b) nouveau sur « la réponse aux besoins et attentes futurs ». La 10.2.1 fait passer les réclamations dans une note (« peuvent être une source de non-conformités »). L’annexe A est entièrement réécrite, de A.1 à A.10 en miroir des articles, et clarifie six expressions, dont la plus utile : « disponible sous forme d’informations documentées » (ce que vous tenez à jour) contre « disponibles comme preuve » (ce que vous conservez). Le couple « tenir à jour / conserver » de 2015 disparaît du texte au profit de ces deux formules. A.2 e) précise même que « comme preuve de » n’implique aucune exigence légale de preuve.

Clause 2026 Ce qui change par rapport à 2015 Ce que vous vérifiez chez vous
4.1 Phrase sur les changements climatiques dans le texte principal ; notes élargies L’analyse de contexte dit si des enjeux viennent du climat (oui ou non, justifié)
4.2 c) Nouveau : déterminer quelles exigences des parties intéressées sont traitées par le SMQ Le tableau des parties intéressées a une colonne « traitée par le SMQ »
5.1.1 i) et k) Culture de la qualité et comportement éthique ; approche par les opportunités La direction peut en parler ; rien à documenter de plus
5.3 f) Continuité et maintien du SMQ lors des changements Quelqu’un est désigné pour la continuité du système
6.1.2 Risques seuls ; déterminer, analyser, évaluer ; proportionnalité aux résultats du SMQ ; note perturbation Le registre des risques comporte une analyse et une évaluation, pas une simple liste
6.1.3 Nouvelle : opportunités traitées à part Les opportunités ont leur traitement propre (onglet, colonne, revue)
6.3 4 points deviennent 7 : communication, surveillance de l’efficacité, examen des résultats, continuité La fiche de changement couvre les sept points
7.1.6 Connaissances conservées, appliquées, partagées ; finalité élargie Les connaissances critiques ne tiennent pas dans une seule tête
7.3 e) Sensibilisation à la culture de la qualité et au comportement éthique Le personnel sait répondre à la question
8.2.1 e) Informations aux clients sur les mesures d’urgence et perturbations ; note sur les canaux Vous savez par quel canal prévenir vos clients
9.3.2 c), d), g), h) Entrée nouvelle : changements des attentes des parties intéressées ; NC en tête des tendances ; risques et opportunités séparés L’ordre du jour de la revue de direction est complété
10.1 Fusion de 10.1 et 10.3 ; réponse aux besoins et attentes futurs Le processus d’amélioration cite explicitement les opportunités
Article 3 23 termes définis Votre glossaire interne s’aligne

Vous l’avez compris : la plupart de ces lignes se règlent avec une colonne, une ligne d’ordre du jour ou une phrase. La seule qui demande un vrai travail, c’est la 6.1 si votre analyse de risques de 2017 n’a jamais été ni analysée ni évaluée. Bref, ai-je encore besoin de vous convaincre que la transition se gagne en lisant le texte plutôt qu’en achetant une « refonte complète » ?

Le calendrier Global ACI : cinq dates, pas une

Le texte de la norme ne contient pas le mot « transition ». Pas une fois ! Je l’ai cherché. Le calendrier vient d’ailleurs : du document Global ACI-TECH-3-TR 2029-09-30 (M), version 1.0, émis le 4 septembre 2026 et applicable le 16 septembre 2026 par l’organisme né de la fusion de l’IAF et de l’ILAC. C’est lui qui s’impose aux accréditeurs (COFRAC, BELAC, SAS, CCN) et, à travers eux, à tous les organismes certificateurs accrédités. Il rappelle au passage qu’il concerne « plus d’un million de certificats ISO 9001 accrédités ».

Les dates se comptent « à compter du dernier jour du mois de publication », donc du 30 septembre 2026. Il y en a cinq, pas une. Les voilà :

Calendrier mandataire Global ACI

Trois des cinq jalons de la transition ISO 9001:2026 tombent en 2027, deux ans avant la fin des certificats 2015

Tous les délais se comptent à partir du dernier jour du mois de publication de la norme, soit le 30 septembre 2026. Le ruban ci-dessous représente les 36 mois de la transition ; la moitié du délai total court après le dernier jalon intermédiaire de 2028.

6 mois
9
12
18 mois
36 mois : fin des certificats 2015
30 sept. 2026 : point zéro
30 sept. 2029

16 septembre 2026

point zéro

Publication de l’ISO 9001:2026 ; le document de transition Global ACI s’applique le même jour

Ce que ça veut dire pour vous : votre certificat ISO 9001:2015 reste valide. Le compte à rebours de 36 mois démarre au dernier jour du mois de publication, le 30 septembre 2026.

31 mars 2027

6 mois

Jalon 1 : les accréditeurs sont prêts à évaluer et ont annoncé leur processus de transition

Ce que ça veut dire pour vous : date limite pour que votre accréditeur national (COFRAC, BELAC, SAS ou SCC) ait publié la procédure que votre organisme de certification devra suivre. C’est le premier signal public à surveiller.

30 juin 2027

9 mois

Jalon 2 : les organismes de certification remettent leur déclaration de transition (Annexe A) et leurs pièces

Ce que ça veut dire pour vous : un organisme de certification qui renonce à la transition doit en informer ses clients par écrit avant cette date. C’est le moment de demander au vôtre s’il a déposé sa déclaration.

30 septembre 2027

12 mois

Jalon 3 : les accréditeurs ont rendu leurs décisions de transition

Ce que ça veut dire pour vous : votre audit de transition peut être couplé à une surveillance ou à un renouvellement, ou mené en audit spécial, y compris à distance (Global ACI TECH-3-003). Le document ne promet pas un audit sans temps supplémentaire : la réponse est « possiblement », à justifier selon ISO/IEC 17021-1 et IAF MD 5.

31 mars 2028

18 mois

Jalon 4 : plus aucune certification initiale ISO 9001:2015

Ce que ça veut dire pour vous : si vous visez une première certification, tout certificat initial délivré après cette date l’est obligatoirement sur la version 2026.

30 septembre 2029

36 mois

Jalon 5 : fin de validité des certificats et des accréditations ISO 9001:2015

Ce que ça veut dire pour vous : un certificat 2015 expire ce jour-là même si votre cycle de trois ans court au-delà. Refuser la transition revient à laisser expirer le certificat.

Source : Global ACI-TECH-3-TR 2029-09-30 (M), « ISO 9001:2026 Transition Requirements », version 1.0, date d’émission 4 septembre 2026, date d’application 16 septembre 2026 (PDF lu intégralement le 5 octobre 2026, sections 3.2, 5.1, 5.2 et 6.2 à 6.4). Les délais de 6, 9, 12, 18 et 36 mois courent « à compter du dernier jour du mois de publication » de la norme. Précaution : ces dates sont des limites imposées à tous les accréditeurs signataires (COFRAC, BELAC, SAS, SCC) et à leurs organismes de certification accrédités ; chaque organisme de certification peut fixer des échéances internes plus précoces, à vérifier directement auprès de lui. Le document qualifie l’impact des changements de la norme de « minimal ». Confiance de la donnée : Haute (source primaire).

  • 31 mars 2027 (6 mois) : les accréditeurs doivent être prêts à évaluer leurs organismes certificateurs sur la 2026 et avoir annoncé leur processus de transition. Pour vous : rien à faire, sinon noter la date.
  • 30 juin 2027 (9 mois) : les organismes certificateurs doivent avoir remis à leur accréditeur leur déclaration de transition (annexe A du document) et les pièces associées. Un organisme qui renonce à la transition doit en avoir informé ses clients par écrit avant cette date. Pour vous : si votre organisme ne vous a rien dit, demandez.
  • 30 septembre 2027 (12 mois) : les accréditeurs doivent avoir rendu leurs décisions de transition. À partir de là, tous les organismes qui ont joué le jeu peuvent certifier sur la 2026. Avant cette décision, un organisme ne peut pas délivrer de certificat 2026 ; la règle est la même en Europe et au Canada.
  • 31 mars 2028 (18 mois) : plus aucune certification initiale ne peut être délivrée sur la 2015. Un certificat 2015 délivré la veille vaut dix-huit mois.
  • 30 septembre 2029 (36 mois) : fin de validité de tous les certificats et de toutes les accréditations 2015. Si votre cycle court au-delà, votre certificat s’arrête quand même. Un client qui refuse la transition voit son certificat expirer à cette date, c’est écrit.

Ce que le même document dit de l’audit de transition lui-même : il peut être conduit avec une surveillance, un renouvellement ou en audit spécial ; il doit couvrir les exigences modifiées, les changements de contexte et les autres changements nécessaires de votre système ; il peut être réalisé à distance si les objectifs d’audit sont démontrés. Du temps supplémentaire ? Le document répond « possiblement », à justifier selon les règles de durée d’audit, et ajoute qu’un temps supplémentaire peut ne pas être nécessaire pour un audit de système complet. Gardez cette phrase sous le coude quand votre organisme vous proposera une journée de plus. Elle vaut de l’argent !

Une dernière chose, et elle compte. Les dates ci-dessus sont celles du document mandataire. Vous lirez ailleurs « second semestre 2029 », « trois ans après publication » ou « S2 2027 estimé » : ce sont des arrondis. La brève de l’ISO/TC 176 du 23 septembre 2026 reprend les cinq dates exactes, en anglais, en 280 mots. Les voilà en français.

Quand basculer ? La décision selon votre position dans le cycle

Maintenant, la question que vous vous posez vraiment : et moi, je fais quoi, et quand ? La réponse dépend de deux choses : la date de votre prochain audit externe, et la date à laquelle votre organisme sera accrédité pour la 2026. Le tableau ci-dessous est ma lecture du document Global ACI, pas une règle qu’il énonce mot pour mot ; les dates, elles, sont les siennes.

Votre situation Version possible à cet audit Ce que je ferais Le piège
Renouvellement entre octobre 2026 et juin 2027 2015 presque à coup sûr : très peu d’organismes seront accrédités pour la 2026 avant leurs décisions d’accréditation Renouveler sur la 2015, caler la transition sur la première ou la deuxième surveillance (2027 ou 2028), préparer dès maintenant les sept lignes du tableau ci-dessus Croire que le nouveau certificat vaut trois ans : il s’arrête le 30 septembre 2029
Renouvellement au second semestre 2027 2026 si votre organisme a obtenu sa décision de transition ; sinon 2015 Demander la date de l’organisme avant l’été 2027 ; viser la 2026 pour partir sur un cycle plein Attendre que l’organisme le propose : il ne le proposera pas forcément
Renouvellement en 2028 2026 (la 2015 reste possible en renouvellement, mais le certificat expirerait le 30 septembre 2029) Renouveler sur la 2026, sans hésiter Un certificat 2015 de 2028 qui vaut moins de deux ans
Renouvellement entre janvier et septembre 2029 2026 obligatoire en pratique Avoir fait la transition à la surveillance précédente pour ne pas tout concentrer sur un seul audit Découvrir les écarts 2026 au renouvellement
Surveillance en 2027 ou 2028 Audit de transition couplé à la surveillance C’est la voie la plus simple : couplage, à distance si possible, temps supplémentaire discuté Accepter une journée de plus sans demander la justification
Certification initiale en préparation aujourd’hui 2015 avant le 31 mars 2028 ; 2026 dès que votre organisme est accrédité Construire directement sur la 2026 ; l’audit initial se fera sur la version disponible à la date Construire sur la 2015 en octobre 2026 et refaire la 6.1 dix-huit mois plus tard

Vous hésitez entre deux lignes ? Prenez celle qui vous laisse une surveillance de marge avant le 30 septembre 2029. Pourquoi j’insiste ? La transition précédente, de la 2008 à la 2015, s’est terminée en septembre 2018 ; l’ISO Survey a compté 1 058 504 certificats dans le monde en 2017 et 878 620 en 2018, soit 179 884 certificats de moins en un an. Je ne dis pas que la transition a tout expliqué. Je dis que beaucoup d’organismes ont attendu la dernière surveillance, et que certains n’y sont pas arrivés. Nous ne referons pas ça ensemble.

Ce que la norme ne dit pas

Attention, c’est là que ça se corse, parce que c’est là qu’on va vous vendre des choses. J’ai cherché dans les 52 pages du texte publié. Ce qui n’y est pas, je vous le liste. Lisez bien !

  • L’intelligence artificielle : zéro occurrence d’« intelligence artificielle », zéro occurrence d’« IA ». Un organisme certificateur annonce « l’intégration des outils numériques (automatisation, IA, analyse de données) », un blog « le traitement des NTIC avec l’IA ». Le texte dit : « technologies émergentes » dans une note de 6.1.3 et dans l’annexe A, « systèmes numériques » dans une note de 7.1.6, « interactions automatisées entre des dispositifs » dans A.7.4. Tout est en note ou en annexe informative. Aucune exigence de politique IA.
  • Un plan de continuité d’activité : la note de 6.1.2 parle de risques « pendant et après une perturbation », la 5.3 f) de continuité du système, la 8.2.1 e) d’informer les clients sur les mesures d’urgence. Aucune clause n’exige un plan de continuité formel.
  • Une approche formelle du risque : l’annexe A.6.1.2 écrit que l’application d’une approche par les risques « n’implique pas l’utilisation d’approches formelles de management du risque ou d’un processus documenté de management du risque ». Vous pouvez garder votre tableau.
  • Un document sur la culture ou l’éthique : les clauses 5.1.1 i), 7.3 e) et 7.1.4 ne demandent aucune information documentée. La charte éthique de douze pages est une option, pas une exigence.
  • Un manuel qualité, des procédures documentées obligatoires : rien de nouveau depuis 2015 sur ce point ; la 7.5.1 et sa note sur l’étendue variable des informations documentées sont inchangées.
  • Le mot « transition » : absent. Aucune date, aucune échéance, aucune période dans la norme. Tout le calendrier est dans le document Global ACI.
  • Des exigences cachées dans l’annexe A : l’avant-propos dit qu’elle est révisée « sans introduire d’exigences supplémentaires ». Une page qui vous parle des « nouvelles exigences de l’annexe A » n’a pas lu l’avant-propos.

(Petite digression : j’ai vu passer une offre de « certification ISO 9001:2026 en 48 heures ». Quarante-huit heures ! Le document Global ACI, lui, donne aux accréditeurs six mois pour être prêts. Je vous laisse apprécier la différence de rythme. Fin de la digression.)

Se préparer en six mouvements

Pas de plan en douze étapes ici. Six mouvements suffisent, je vous le garantis. Ils correspondent aux lignes du tableau de la section 4.

  • 1. Mesurer l’écart avec l’outil de fin d’article : vingt cases, cinq minutes, et vous savez si votre système 2015 couvre déjà l’essentiel.
  • 2. Compléter le contexte : une phrase sur le climat (4.1) et une colonne « traitée par le SMQ » dans votre tableau des parties intéressées (4.2 c).
  • 3. Scinder le registre : d’un côté les risques déterminés, analysés, évalués (6.1.2), de l’autre les opportunités avec leurs actions (6.1.3). Le même fichier peut faire les deux.
  • 4. Refaire la fiche de changement : sept lignes au lieu de quatre (6.3), et un nom en face de la continuité du système (5.3 f).
  • 5. Parler de culture avec les équipes : la 7.3 e) sera vérifiée en entretien, pas en lecture. Préparez des réponses, pas un document.
  • 6. Mettre à jour l’ordre du jour de la revue de direction (9.3.2) et le programme d’audit interne (9.2.2), puis prévenir votre organisme certificateur de la version visée et de la date souhaitée.

Pour la documentation de départ, notre kit documentaire ISO 9001 contient le manuel, les procédures et les enregistrements, mis à jour pour l’édition 2026 sans surcoût pour les clients. Et pour suivre les dates d’accréditation de votre organisme mois après mois, le calendrier des transitions ISO du site le fait gratuitement pour douze organismes français. Je le dis une fois, c’est fait.

Questions fréquentes

ISO 9001:2026 est-elle vraiment publiée ? ▼
Oui. La sixième édition porte la date 2026-09 et la fiche ISO indique une publication le 16 septembre 2026. Elle annule et remplace ISO 9001:2015 et intègre son amendement 1 de 2024 sur les changements climatiques. Les pages qui parlent encore d’une « publication prévue en octobre » commentent le projet, pas le texte.
Mon certificat ISO 9001:2015 reste-t-il valable ? ▼
Oui, jusqu’au 30 septembre 2029 au plus tard, quelle que soit la date d’expiration imprimée dessus. Le document de transition Global ACI fixe cette fin de validité pour tous les certificats 2015 accrédités. Si votre cycle court au-delà, le certificat s’arrête quand même à cette date.
À partir de quand puis-je être audité sur la version 2026 ? ▼
Dès que votre organisme certificateur a lui-même obtenu la transition de son accréditation pour la 2026. Les accréditeurs doivent être prêts au 31 mars 2027 et avoir rendu leurs décisions au 30 septembre 2027 : c’est donc au fil de 2027 que les organismes pourront certifier sur la 2026. Demandez la date à votre organisme, c’est la seule qui compte pour vous.
Jusqu’à quand peut-on obtenir une certification initiale sur la version 2015 ? ▼
Jusqu’au 30 mars 2028 inclus : à partir du 31 mars 2028, aucune certification initiale ne peut plus être délivrée sur la 2015. Un certificat 2015 obtenu début 2028 expire de toute façon le 30 septembre 2029 : il vaut dix-huit mois, pas trois ans.
Faut-il un audit de transition séparé ? ▼
Non. Le document Global ACI prévoit que l’audit de transition se fasse avec une surveillance, un renouvellement ou un audit spécial, au choix. Il peut être réalisé à distance si les objectifs d’audit sont démontrés. Du temps supplémentaire peut être demandé par l’organisme, mais le document précise qu’il peut ne pas être nécessaire pour un audit de système complet.
La norme impose-t-elle une politique sur l’intelligence artificielle ? ▼
Non. Les expressions « intelligence artificielle » et « IA » n’apparaissent pas une seule fois dans le texte publié. Le mot « numérique » apparaît une fois, dans une note de la clause 7.1.6 sur les connaissances. Tout ce qui concerne les technologies est dans des notes ou dans l’annexe A, qui est informative.
Dois-je créer de nouveaux documents pour la culture de la qualité ou pour les opportunités ? ▼
Rien ne l’exige. Les clauses sur la culture de la qualité et le comportement éthique (5.1.1, 7.3, 7.1.4) ne demandent aucune information documentée. La clause 6.1.3 sur les opportunités demande de déterminer, analyser et évaluer, puis de planifier des actions : votre registre des risques peut porter une colonne ou un onglet de plus, c’est tout.
Dois-je racheter la norme ? ▼
Si vous voulez travailler sur le texte, oui : l’édition 2026 remplace la 2015, qui est annulée. La version française NF EN ISO 9001 de septembre 2026 compte 52 pages et se vend sur la boutique AFNOR ; les homologues belge (NBN), suisse (SNV) et canadien (CSA) suivent leur propre calendrier d’adoption.
Et si mon organisme certificateur ne fait pas la transition ? ▼
Il doit vous en informer par écrit avant le 30 juin 2027, selon le document Global ACI. Vous avez alors le temps de changer d’organisme avant la fin de validité de votre certificat. Vérifiez son accréditation pour la 2026 auprès de l’accréditeur national : COFRAC en France, BELAC en Belgique, SAS en Suisse, CCN au Canada.

Mesurez votre écart 2015 vers 2026 en cinq minutes

Des cases, une par changement réel de l’édition 2026, formulées « nous avons déjà… ». Cochez honnêtement ! La lecture du résultat vous dit où concentrer les six mouvements, et surtout ce que vous n’avez pas à refaire. C’est mon outil préféré de ce dossier.

Diagnostic d'écart ISO 9001:2015 vers ISO 9001:2026
18 changements réels de la sixième édition, à confronter à votre système actuel, article par article
Cochez chaque affirmation vraie pour votre système de management de la qualité tel qu'il fonctionne aujourd'hui sous l'édition 2015. Le compteur, la barre de progression et la carte de résultat, en bas de l'outil, se mettent à jour automatiquement à chaque case cochée. Chaque case cite la clause de l'ISO 9001:2026 concernée.
Article 3 : Termes et définitions
Article 4 : Contexte de l'organisme
Article 5 : Leadership
Article 6 : Planification
Article 7 : Support
Article 8 : Réalisation
Article 9 : Évaluation des performances
Article 10 : Amélioration
Votre résultat
Cochez les cases : le résultat s'affiche automatiquement.

Une seule carte s'affiche : celle de votre tranche. Aucune n'est un verdict de conformité.

0 à 6 cases cochées
Votre système 2015 couvre déjà peu des points propres à l'édition 2026.

Les six modifications principales annoncées par l'avant-propos de la norme (termes et définitions, culture de la qualité et comportement éthique, distinction entre risques et opportunités, gestion des changements, Annexe A réécrite, Annexe B supprimée) restent largement à traiter. Commencez par les trois chantiers qui touchent le plus de clauses : la séparation des risques et des opportunités (6.1.2, 6.1.3, 9.1.3, 9.3.2), la culture de la qualité (5.1.1 i), 7.3 e), 7.1.4) et la planification des changements (6.3, 5.3 f)).

7 à 12 cases cochées
Votre système 2015 couvre déjà une partie des points propres à l'édition 2026.

Reprenez les cases non cochées article par article. La plupart correspondent à des compléments de processus existants (un élément d'entrée de plus en revue de direction, un alinéa de plus en sensibilisation, trois points de plus dans la planification des changements) plutôt qu'à de nouveaux documents : les clauses citées dans ces cases n'ajoutent pas d'exigence d'information documentée par rapport à l'édition 2015.

13 à 18 cases cochées
Votre système 2015 couvre déjà l'essentiel des points propres à l'édition 2026.

Traitez les cases restantes, puis mettez vos libellés en cohérence avec la structure 2026 : titres renommés (4.4, 5.2, 7.1.2, 7.5.2), sous-clause 6.1.3 ajoutée, 10.3 absorbée par 10.1, Annexe B supprimée. L'appréciation finale appartient à votre organisme certificateur, sur la base des preuves présentées en audit ; ce compteur n'en préjuge pas.

Ce diagnostic porte sur l'Article 3 et sur les exigences des articles 4 à 10. Il ne traite pas du calendrier de transition, qui ne figure pas dans le texte de la norme.

Disclaimer : cet outil est conçu comme un support d'aide à la décision, et non comme un substitut à un accompagnement personnalisé. Il est fondé sur le texte de l'ISO 9001:2026 (sixième édition, 2026-09). Les résultats dépendent de la précision de vos réponses, ne constituent pas un avis professionnel et ne préjugent pas du résultat d'un audit. Vos cases cochées ne sont ni enregistrées ni transmises.

Je pense qu’à présent, vous savez ce qui change, ce qui ne change pas, et quand bouger. La version 2026 est une mise au point, pas une refonte ; le seul vrai risque, c’est le calendrier. À bientôt !

Pour aller plus loin

La transition se joue dans quelques clauses et sur un calendrier : la documentation qui les couvre existe déjà.

Kit documentaire ISO 9001 de Management Qualité : manuel, procédures Word modifiables, enregistrements et formulaires, 131 documents, édition 2026. Pour suivre l’accréditation des organismes certificateurs mois après mois : Calendrier des transitions ISO.

Sources : ISO (ISO 9001:2026, Systèmes de management de la qualité, Exigences, sixième édition, 2026-09 ; texte lu dans l’édition française), ISO/TC 176 (ISO 9001:2026 has been released, 23 septembre 2026), Global ACI (Global ACI-TECH-3-TR 2029-09-30 (M), Transition requirements for ISO 9001:2026, v1.0, 4 septembre 2026 ; annonce du 16 septembre 2026), IAF MD 5:2019 Issue 4 (durées d’audit, repris sous Global ACI TECH-3-004), ISO Survey 2017 et 2018 (totaux mondiaux de certificats, relais Oxebridge et IAF), Management Qualité (news du 10 septembre 2026).

Article fondé sur le texte publié le 16 septembre 2026. Rédigé le 5 octobre 2026.

À propos de l'auteur
Fondatrice de managementqualite.com

Bonjour, je suis Hafsa. Depuis douze ans, je travaille à rendre les normes ISO moins intimidantes et plus accessibles à tout le monde. ISO 9001, ISO 22000 ou la norme cosmétique ISO 22716 : j'ai passé ma carrière à transformer un jargon complexe en étapes claires et actionnables, que les entreprises peuvent réellement utiliser.

Je ne me présente pas comme une experte, je préfère le mot passionnée, parce que j'aime sincèrement ce que je fais. Aider des équipes à s'approprier la sécurité des aliments et les systèmes de management de la qualité d'une manière simple, pratique et même agréable, c'est ce qui me motive.

Quand je n'écris pas sur les normes, vous me trouverez probablement au piano, en train d'échanger avec des gens, ou plongée dans mon prochain grand projet.

Ingénieure spécialisée dans les industries agroalimentaires, titulaire d'un Master en management QHSE et forte de plus de douze ans d'expérience comme responsable qualité, j'ai accompagné plus de quinze entreprises dans la mise en place d'ISO 9001, ISO 22000, ISO 22716, des BPF et d'autres référentiels. Mes clients : producteurs agroalimentaires, fabricants de cosmétiques, laboratoires et sociétés de services. Je crois que les systèmes qualité doivent être simples, utiles et efficaces.

Je suis aussi la fondatrice de QSE Academy, la version anglophone de cette démarche, qui accompagne plus de 600 clients dans 78 pays.

Aller plus loin

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